Interview Noblivity d’Emmanuelle-Marie, créatrice de MALAM

Traduction de l’article

Emmanuelle-Marie ose l’originalité

Par Fashion Editor — vendredi 3 septembre 2010 à 09 h 29

Noblivity met Emmanuelle-Marie à l’honneur

Nom de l’entreprise / de la créatrice : MALAM / Emmanuelle-Marie

Parcours de la créatrice :

J’ai obtenu mon diplôme d’ESMOD Paris en 2006, en stylisme et modélisme, avec une spécialisation en vêtements pour homme, après avoir suivi un Master of Sciences en management à l’EM Lyon Business School. Après quelques stages dans la bijouterie et les accessoires, ainsi que dans la confection de vêtements, j’ai décidé de lancer ma propre marque en 2007.

Comment avez-vous commencé ?

À la base, j’avais chez moi un énorme stock de tissus provenant de mes études de mode et j’ai décidé de créer une ligne de robes pour utiliser ce stock. Ma première idée était de réaliser un seul patron et de le décliner dans plusieurs tissus différents. Puis je me suis dit qu’il me fallait des vestes à porter avec, des hauts à mettre dessous, des jupes à utiliser comme jupons, des pulls en alternative aux robes et un deuxième patron de robe pour varier un peu. Etc.

Qu’est-ce qui inspire vos créations ?

Je suis principalement inspirée par les histoires pour enfants et les vêtements historiques. Et encore davantage par les tissus que j’achète : ils déclenchent souvent l’inspiration. Par-dessus tout, j’aime créer des vêtements qui mettent en valeur la silhouette féminine, même s’il m’arrive aussi de réaliser des vêtements pour homme !

Comment décririez-vous votre style, vos signatures et votre clientèle cible ?

Je dirais que mon style est un mélange de fantaisie, de romantisme, de classique, de steampunk… Parmi mes éléments signatures : les manches évasées, les hauts ajustés et les capuches de lutin. Ma cliente type est une femme de 25 à 50 ans, avec un style affirmé, qui s’assume et ose être originale.

Quels créateurs vous inspirent ?

J’adore John Galliano, Vivienne Westwood… en résumé, les créateurs audacieux.

Quels obstacles avez-vous dû surmonter ?

Mon principal obstacle est le temps. J’ai toujours tellement d’idées et de commandes en même temps qu’il est difficile de tout faire tenir dans une seule journée !

Comment les avez-vous surmontés ?

J’essaie encore !

Quel a été jusqu’ici le meilleur moment de votre parcours ?

Avoir les moyens de louer un atelier séparé et de ne plus travailler chez moi ! Je pensais que cela m’aiderait à avoir des horaires de travail plus normaux… mais ça ne s’est pas vraiment passé comme ça. Je travaille probablement encore davantage maintenant.

Quel a été le plus grand changement dans vos créations jusqu’à présent ?

Je ne peux pas dire que mes créations aient énormément changé. En revanche, j’essaie aujourd’hui de réaliser des modèles plus complexes et plus recherchés qu’à mes débuts. J’utilise aussi davantage de jersey et de soie, alors qu’auparavant je travaillais surtout le coton et la laine.

Si l’argent n’était pas un problème, que feriez-vous tout de suite ?

Je pense que je déplacerais mon atelier plus près du centre de Paris et que j’ouvrirais peut-être une boutique physique !

Quelles sont les meilleures et les pires choses dans le métier de créatrice ?

Le meilleur… pouvoir donner vie aux idées qui me traversent l’esprit quand j’en ai envie, et non parce que quelqu’un me l’a demandé. Le pire… ne pas avoir d’horaires de travail définis ni vraiment de vacances. Même si cela ne me manque pas tellement : j’adore mon travail !

Décrivez-nous une journée type.

Je me lève tôt et je vais à l’atelier, où j’organise le programme de la journée en essayant de donner la priorité aux commandes urgentes. Ensuite, je passe la journée à faire du patronage, couper, coudre, répondre aux e-mails, mettre de nouveaux articles en ligne dans mes boutiques, emballer les commandes à expédier et parfois aller acheter des tissus et des fournitures, jusqu’à environ 20 h. Puis je rentre dîner avec mon mari et, si aucune sortie n’est prévue, je passe le reste de la soirée à travailler sur les photos, répondre aux e-mails ou faire une séance photo.

Quelle est votre philosophie de vie ?

Profiter au maximum de chaque journée.

Si vous pouviez tout recommencer, que feriez-vous différemment ?

Je referais probablement exactement la même chose. Je n’ai aucun regret… pour l’instant.

Quand saurez-vous que vous avez réussi ?

Quand je pourrai partir trois semaines en vacances sans me demander comment je vais réussir à tout faire à mon retour !

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